La détresse du temps impose une pause.
Oser défaire les obligations de la vitesse.
Crawler dans les canaux virulents des vagues du va-et-vient.
Cours, cours, le temps trépasse derrière toi.
Tasses tes tourmentes, touent les jusqu'à ce qu'elles quittent la cacophonie imposée par le temps.
Amalgame de victoires que se doit d'être nos vies pleines de viles contraintes, à travers la trombe du temps.
Vite, vite, vide ton sac qu'ils sachent avant que les secondes ne s'étirent.
Ou pourquoi ne pas prendre une pause et payer plus tard?
Évacuer avec un verre à la main.
Faire miroiter les possibilités en comptant les conséquences de cette quiétude temporaire.
Une tempête d'idées trébuche dans ma tête.
Verser mon vin sur le vif, briser la machine.
M'éloigner de cette foule de fous accros au chrono.
Se levant, avalant une pilule les mettant à leur plein potentiel.
La montre montre qu'il est l'heure d'inhaler la dose.
La fourmilière augmente la productivité à la puissance cent.
Commencé, impossible d'arrêter la pression qui s'impose.
Il faut fuir ces faibles incapables de dire non à l'appel du phare, qui guide vers le fond.
Suivre sa route, sans se soucier des soucis des secondes.
Sauf qu'on est sans cesse ramené à l'ordre.
Débute les embûches du quotidien qui croassent dans le crâne.
Clignements cendrés, perdus dans la plénitude d'une période.
Cours, cours, le temps trépasse derrière toi.
Les cloches du cloché indiquent le début d'une union.
Elles clouent les derniers clous du cercueil condamné.
Sous terre, la carcasse s'encrasse sous la crasse de la matière craquée par l'usure.
Révolte, révolte!
Dès demain, je dédaigne la dette que j'ai envers la date.
J'abjure les horloges qui font l'éloge des exigences.
Que le butène brûle l'essence de son souvenir.
Je repousse l'idée du matin tôt, du soir sous le soleil.
L'envers sans dessus, dessous.
Se foutre des conventions de la temporalité.
Classe de nuit, roupiller au clair.
Tirer sur les rênes temporels, dénier toute dictature venant de ce vain domaine.
Sortir de la soumission qui saccage la santé.
Savoir saboter les convenances pour alléger la conscience.
Éveiller l'esprit pour qu'il veille sur l'avenir.
Oublier les obligations adjugées par les habitudes.
Obéissance oblative à la pendule du balancier.
C'en est fini des esclaves qui vacillent à la cadence du sablier.
Coup d'outil sur tout, saccage la cage.
Condamner les yeux, courir à contresens.
La solution: laisser son corps ici, partir avec sa pensée.
Rassemblement de monde qui mourrait par manque de permission.
Maintenant, maître de la demeure qui accueille les moeurs meurtries.
Ensemble s'assemble les idées idéales de chacun.
Papoter sans pardonner les passes d'impasses.
Ici, on se contrefiche des shifts qui chiffrent les chiffres de 9 à 5.
Piétine le papier qui scelle les chaînes.
Prends une pause, permets toi tout tes plaisirs.
Crées une course pour les sprinters à pas de tortue.
Somnole sous les souches jusqu'à l'infini.
Miroite les mirages jusqu'au midi.
Absurdité, absurdité!
Qu'on conduise les condamnés qui méconnaissent le temps.
Qu'ils paient pour l'incapacité de prospérer, cerné de normes.
Soyez crédule, acceptez les caprices du cadran.

